La crainte de prendre du poids est un frein considérable au sevrage tabagique. En fait, ce n’est pas l’arrêt du tabac qui fait grossir, c’est le fait de fumer qui fait maigrir : le fumeur mange plus que le non fumeur pour un poids inférieur de 2 à 3 kg, du fait de son intoxication tabagique. À l’arrêt du tabac, le patient reprend le poids qu’il aurait dû avoir auparavant ; la prise moyenne de poids est de 3 kg chez l’homme et de 4 kg chez la femme.
Pour éviter une prise excessive de poids, il y a d’abord deux erreurs à éviter :
– Se précipiter sur les sucreries.
– Remplacer la cigarette par une tasse de café.
Les boissons à base de cola cumulent les deux inconvénients : elles sont très riches en sucre ainsi qu’en caféine. Il faut par ailleurs suivre régulièrement les conseils d’une bonne hygiène de vie :
– Boire beaucoup d’eau : 2 à 3 litres par jour.
– Éviter les aliments au goût sucré, leur préférer pain, biscottes, fruits à croquer, yaourts ou fromages blancs.
– Prendre garde : aux matières grasses et aux graisses cachées dans la viande, aux sucres cachés dans les boissons et les produits laitiers.
– Éviter l’alcool : ce sont des calories vides, qui sont immédiatement mises en réserve sous forme de graisses.
– Bouger son corps par la marche et les exercices d’endurance.
N’hésitez pas à recourir, en cas d’échec, aux conseils d’un médecin ou d’une consultation anti-tabac. L’aide médicale au sevrage tabagique fait appel à plusieurs techniques afin de s’adapter au cas particulier de chaque fumeur et d’agir sur les différentes composantes de la dépendance tabagique. Parmi ces méthodes, les substituts nicotiniques sont en vente libre ; mieux vaut toutefois les utiliser sous surveillance médicale.
Un numéro indigo a été mis en place pour aider les fumeurs qui souhaitent s’arrêter : 08 03 309 310
Docteur René Flurin