L’alcoolisme est en forte extension chez les jeunes, aussi bien chez les filles que chez les garçons.
S’il y a un certain rejet de l’alcoolisation par le vin (« la drogue de papa »), on note une préférence pour la bière et les alcools forts, avec recherche de l’effet immédiat ; on boit pour se saouler : c’est « l’alcool défonce ». Or, la vulnérabilité à l’alcool est d’autant plus grande que le sujet est plus jeune et qu’il s’agit d’une fille. Les troubles du comportement apparaissent dès que le taux d’alcool dans le sang dépasse 1,20g.
Le risque d’accident aigu est particulièrement lourd, qu’il s’agisse d’accidents de la route, des 2 roues en particulier, de violences gratuites, parfois meurtrières, de paris stupides. Il s’agit le plus souvent d’alcoolisme du week-end. La moitié des suicides des jeunes s’accomplissent sous l’effet de l’alcool. L’alcoolisme compromet gravement l’avenir des jeunes. Dans le monde actuel, les capacités techniques, la créativité, l’aptitude au changement, ont une importance majeure. La société offre des possibilités extraordinaires dans les domaines de la formation, de la culture, de la protection de la santé, du traitement des maladies. Il est navrant de voir tant de jeunes gaspiller leurs chances et détruire leur cerveau par l’alcool et la drogue. C’est un véritable gâchis.
Docteur René Flurin