Jennifer Aniston,
une star drôle et déterminée

L’actrice et productrice Jennifer Aniston demeure, à 40 ans, une figure
incontournable de la scène médiatique mondiale. Le succès planétaire
de la série « Friends » (dix années durant), ainsi que son
conte de fée avec le beau Brad Pitt, au charme non moins planétaire,
n’ont pas été étrangers à ce destin exceptionnel…
Des jeunes filles du monde entier se sont identifiées à Jennifer Aniston, allant jusqu’à copier sa coiffure. C’est bien qu’il émane de sa personnalité cette indicible différence qui fait les stars. En ce qui concerne Jen, sa pulsion de vie est si communicative que l’actrice a même été capable de faire rire sa rivale lors de la présentation des derniers Oscars…
Humour et art en partage
Jennifer Aniston (Anastasakis pour l’état civil) voit
le jour, sous le signe du Verseau, le 11 février 1969 à Sherman Oaks dans la cité des Anges (Los
Angeles) en Californie. Avec l’humour qui la caractérise,
la star aurait déclaré : Si on devait me définir
comme un animal, je serais un babouin. La jeune
fille au nez retroussé fait ici certainement allusion à
son signe astrologique chinois : elle est Singe. Ce
qui n’est peut-être pas le fruit du hasard puisqu’elle était – paraît-il – considérée comme un véritable
clown en classe ! Les parents de Jennifer, Nancy
Dow et John Anastasakis (alias Aniston), tous deux
acteurs, ont fait en sorte de développer les capacités
artistiques de leur petite fille. Malgré leur séparation à l’amiable et sur les conseils du parrain de
Jen, Telly Savalas – héros de la série « Kojak » –,
ils l’inscrivent à la célèbre École Steiner. Rudolf
Steiner étant un antroposophe du début du XXème
siècle qui a développé une méthode pédagogique basée sur la créativité de l’enfant, un peu en marge
d’un enseignement traditionnel. Aubaine pour
Jennifer qui montre un réel talent pour la… peinture
! Certaines de ses toiles sont d’ailleurs exposées
au Metropolitain Museum of Art de New York.
Pourtant, c’est dans l’atelier théâtre qu’elle se sent
le plus à son aise, ce qui la décide à l’âge de 18 ans à intégrer la New York’High School of Performing
Arts (rendue célèbre par la série Fame)…
La « bonne » loi des séries…
Une bonne identification au père a certainement
influencé la vertigineuse ascension de l’actrice.
Jennifer est déterminée : elle veut suivre l’exemple de John Aniston, lui-même comédien de séries TV,
et va tout mettre en oeuvre pour le dépasser ! Dotée
d’un tempérament glamour, la jeune fille a néanmoins
les pieds sur terre et sait se donner les
moyens d’atteindre son objectif. Tout en suivant
une scolarité adaptée à son
désir, elle ne rechigne pas à
vivre de petits boulots : elle
est un temps serveuse, puis
vendeuse en télémarketing.
Mais c’est en 1987, son
diplôme en poche, qu’on
commence à voir Jennifer
Aniston dans quelques pièces
new-yorkaises et séries
TV. En 1989, elle obtient
une rôle dans le spectacle «Molloy» avant d’intégrer
en 1993, à Hollywood, le
casting d’un film d’horreur : « Leprechaun ». En 1994,
lors de l’audition pour une nouvelle série lancée par
NBC, « Friends », la maturité psychique de Jennifer
fait la différence en jouant… l’authenticité ! Alors
qu’elle était pressentie pour le rôle de Monica
Geller, très peu connue à l’époque, elle réussit le
tour de force de persuader la production que le rôle
de Rachel Green est fait pour elle… Il est de ces
passages à l’acte, parfois déraisonnables, mais qui
se révèlent pourtant en plein accord avec un réel
désir inconscient. Ce fut le cas ce jour-là, pour le
plus grand bonheur de toute l’équipe de NBC, qui
eut donc la sagesse de faire confiance à cette belle
et singulière inconnue…
Un véritable conte de fée
1994-2004 : dix années de succès et pas moins
d’une quinzaine de récompenses venant de tous les
coins de la planète. Le rôle de Rachel, jeune fille
riche et insouciante qui veut reprendre sa vie en
main, séduit non seulement le public mais attire de
surcroît le prince charmant, faisant de la vie de
Jennifer un véritable conte de fée. C’est lors de la
troisième année de la diffusion de « Friends », en
1997, que l’agent de l’actrice organise un blind date (rendez-vous à l’aveuglette) avec Brad Pitt. C’est
littéralement le coup de foudre. Le mariage est célébré
en 2000 et dure cinq ans. Une histoire qui reste
l’une des plus belles rencontres people. La rupture a
lieu en 2005 et même si Jennifer vit la situation
comme une trahison, la vengeance ne fait pas partie
de sa façon d’être. Il s’agit plutôt pour elle d’une
revanche. Elle qui, jusque-là, n’était qu’une star de
la télé travaille aujourd’hui d’arrache-pied pour se
faire un nom dans le cinéma. C’est ainsi qu’en
2006, elle est à l’affiche du film « La rupture », sublimation s’il en est de son échec affectif. Alors que
d’autres se seraient laissés aller à la mélancolie,
Jennifer ne cesse de tourner. L’année 2009 a vu la
sortie de «Marley et moi», une comédie qui lui ressemble
et dans laquelle elle donne la réplique à
Owen Wilson. Côté coeur, Jennifer est toutefois loin
d’avoir baissé les bras. L’ex-Madame Pitt déclarait
dernièrement : Je rêve de construire une belle vie
aux côtés d’un homme formidable. Aujourd’hui, je me sens prête à fonder une famille…
Biographie, filmographie et récompenses de Jennifer Aniston
• 1969 : Naissance en Californie
• 1987 : Diplômée de la Manhattan High School
of the Performing Arts
• 1990 : « Molloy », d’Andrew D.Weyman
• 1992 : « Code Quantum », de Donald P. Bellisario
• 1993 : « Sunday Funnies », de Gerry Cohen
• 1994-2004 : « Friends », de David Crane et Marta Kauffman
• 1998 : « Hercules », de Phil Weinstein
• 1999 : « 35 heures, c’est déjà trop », de Mike Judge
• 2000 : Mariage avec Brad Pitt
• 2001 : « Rock Star », de Stephen Herek
• 2002 : Récompense Emmy Award de la meilleure actrice
dans une série comique
• 2003 : Golden Globe Award
• 2004 : People’s Choice Awards
• 2005 : « Dérapage » avec Vincent Cassel,
« Les rivières pourpres » et « La rumeur court »
• 2006 : « La rupture » et « Friends with Money »
• 2007 : Productrice de « Courir avec des ciseaux », de Ryan Murphy
• 2009 : « Ce que pensent les hommes », de Ken Kwapis
• 2009 : « Marley & Me », de David Frankel
Gilbert Roux
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