Il est arrivé ce bout de chou que vous avez
attendu pendant neuf mois. Il a changé
votre vie. Et dès qu’il atteint l’âge de un
mois, vous pouvez commencer à le masser.
Ce contact tactile précoce, en dehors
des soins habituels de maternage, lui
apportera beaucoup. À vous aussi…
Souvent, les jeunes mamans sont impressionnées par la
petitesse du corps de leur nourrisson. Avec ses 50 cm et
guère plus de 3 kg à la naissance, il semble fragile.
Détrompez-vous : les nouveau-nés ne sont pas si vulnérables
physiquement. Cependant, même dans les pays où le massage
des tout-petits relève d’une tradition ancestrale, comme en
Inde, on ne masse pas un bébé avant qu’il n’ait atteint la fin
de sa quatrième semaine de vie terrestre.
Pour apaiser ses peurs
À partir de cette date, vous pouvez sans crainte commencer à masser votre enfant. Faites-le aussi souvent et aussi longtemps que vous le désirez, sauf s’il manifeste clairement par
ses cris qu’il en a assez. Les massages contribuent en effet à
calmer les nourrissons anxieux et nerveux. Le contact tactile
apaise leurs peurs. Dans le giron maternel, le foetus a été sans
cesse bercé par les mouvements du corps de sa mère. Au
moment de la naissance, ce sont les contractions utérines qui
l’ont fortement massé. Après la naissance, le contact des
mains de sa mère lui rappelle qu’il n’est pas seul dans ce
grand espace où il a émergé en sortant du tunnel utérin.
Pendant les tout premiers mois de son existence, quand il a
encore tendance à rester recroquevillé sur lui-même en position
foetale, les massages des membres l’aident à se détendre
et à prendre conscience de la longueur de ses bras et de ses
jambes.
Utiles pour le système nerveux et l’immunité
Les massages ont une action directe sur les fonctions biologiques
du tout-petit. Ils participent au développement de son
métabolisme car la peau, le cerveau et le système nerveux entretiennent
des liens particulièrement étroits au cours de la petite
enfance. Ils aident son système immunitaire à se développer
dans de bonnes conditions une fois qu’il ne bénéficie plus des anticorps fournis par sa maman (à partir de deux mois environ). Si vous avez déjà des enfants plus grands, ils peuvent participer
aux massages du dernier-né. À partir de six ou sept ans, ils
peuvent, sous votre contrôle, toucher leur petit frère ou leur
petite soeur, caresser sa peau et stimuler certaines zones facilement
accessibles, comme les pieds. Quant au papa, il est
bien sûr invité à participer aussi souvent qu’il le désire !
Marie Borrel, Denise Valenciennes*
*Pour en savoir plus, lire :
Le guide du massage au quotidien,
Éditions Solar.