Le concept d’énergétique rassemble de multiples pratiques de bien-être, allant du yoga à la réflexologie, en passant par l’acupuncture chinoise…
En fait, la source de vie est nommée différemment
selon les cultures : chi pour la tradition chinoise, Ki pour la tradition japonaise, prana pour la tradition
védique, libido pour la théorie psychanalytique, ou
bien encore énergétique psychique par Carl Gustav
Jung. Cette source reste, par définition, un mystère.
Pourtant, ses manifestations sont bien tangibles et son flux peut être perturbé, entraînant des inconvénients
qu’il est possible de juguler à l’aide de certaines techniques. Lorsqu’on parle d’énergétique, il est couramment fait allusion à l’énergétique chinoise. Celle-ci, basée sur la philosophie du tao, décrit l’énergie comme un absolu universel (le tao), régissant avec les mêmes lois l’ordre de l’Univers, le macrocosme, et celui de l’Homme, le microcosme.
Une conception holistique
L’énergétique a favorisé l’essoufflement d’une certaine
conception purement cartésienne. Elle a
ouvert la voie à une médecine complémentaire dite
holistique, du grec holos signifiant entier, abandonnant
ainsi un excessif clivage corps/esprit. Pour
exemple, une application thérapeutique efficace,
l’auriculothérapie, vieille de 2500 ans et remise au
goût du jour par le docteur Nogier en 1957, émet
l’hypothèse qu’il existe dans l’oreille des points énergétiques en lien avec le corps tout entier. Le
pavillon auditif représentant un foetus la tête en bas,
le praticien stimule certains endroits, par pression,
de manière à dénouer et libérer une énergie bloquée.
La réflexologie plantaire utilise aussi les correspondances énergétiques. 72 000 terminaisons nerveuses
reliant la plante des pieds au cerveau. On peut encore
citer l’iridologie : tels sont les yeux, tel est le
corps, disait déjà Hippocrate. Le Qi Gong, quant à
lui, utilise des boules pour stimuler la paume de la
main, soulageant ainsi certaines tensions corporelles.
Pour ces approches, le corps n’est donc pas seulement
une machine complexe à considérer comme
un objet, mais un tout cohérent bien vivant, dont
chacune des parties est en lien avec le tout.
Le Shiatsu, le Taï Chi, le Yoga et les autres...
Le Shiatsu, discipline énergétique traditionnelle
d’origine japonaise, propose une méthode de
relaxation et de bien-être s’inscrivant dans la prévention.
Elle consiste à procéder à des étirements,
des pressions sur certains points, de façon à faciliter
la libre circulation de l’énergie.
Le Taï Chi, gymnastique énergétique dérivée des
arts martiaux chinois, est une discipline corporelle
comportant un ensemble de mouvements continus
et circulaires, exécutés avec lenteur et précision
dans un ordre préétabli. Le Taï Chi insiste sur la
maîtrise de la respiration. Sa pratique vise à améliorer la souplesse, ainsi qu’à maintenir une bonne
santé physique, mentale et spirituelle. Grâce à son
côté méditatif et à l’extrême précision des gestes, le
Tai-Chi apaise le mental et améliore concentration
et mémoire. Il favorise une meilleure prise de conscience
de soi et de son environnement. Le Yoga, système complet alliant le corps et l’esprit,
est un terme qui signifie joug dans le sens de lien. Chacun peut s’approprier cette technique en fonction de son désir et de ses besoins du moment. Les asanas consistent en une série de postures physiques précises ayant des vertus de prévention sur certains troubles à la fois physiques et psychologiques. Là aussi, la respiration est une composante très importante. Le pranayama comporte des exercices spécifiques afin d’harmoniser celle-ci. Enfin, la pratique de dhyana (méditation) est proposée aux personnes qui le désirent. Les techniques occidentalisées, comme la sophrologie - issue du yoga-nidra (yoga du sommeil) -, la kinésiologie (énergétique musculaire), l’ennéagramme (adapté d’une tradition millénaire dont le mystique Gurdjieff disait qu’il est à la fois le mouvement perpétuel et la pierre philosophale…), ou encore l’ostéopathie, sont autant d’approches préventives permettant à tout un chacun de trouver la discipline énergétique qui lui convient, pour entretenir et développer une belle harmonie…
Martin Léger
« Grâce à la sophrologie, j’ai maintenant un projet de vie »
« J’ai vécu comme un zombie jusqu’à il y a deux ans.
J’avais l’impression d’un univers complètement bouché.
Jusqu’au jour où, au détour d’une visite médicale professionnelle,
le médecin m’a trouvée dépressive. Il m’a
conseillé des séances de sophrologie. J’étais dubitative
compte tenu de la lourdeur de ma vie et, en particulier, de
mon enfance. Au bout de trois séances avec ma sophrologue,
j’ai compris que j’avais tellement peur des conflits
que je ne relevais jamais rien des propos dérangeants,
désobligeants, agressifs de mon entourage et ce, en raison
d’une angoisse infantile restée très ancrée.
Effectivement, mon père alcoolique giflait ma mère dès
que celle-ci n’était pas d’accord avec ce qu’il disait. Il
n’admettait aucune contradiction, aucune opposition
compte tenu de son état nerveux déficient. La sophrologie
m’a permis de ne plus confondre mon identité propre
et celle de ma mère. Depuis, j’ose dire à mes interlocuteurs
ce qui me gêne, je formule – sans accusation
envers autrui – les limites de ce que je peux supporter…
Le résultat est spectaculaire. Les opportunités dans mon
existence se font nombreuses. Ma mère était femme de
chambre dans un hôtel : la sophrologie m’a fait réaliser
qu’étant inconsciemment comme ma mère, je n’attirais
que des emplois me dévalorisant et ne durant pas très
longtemps. Idem affectivement. Actuellement, je suis
responsable d’une équipe composée de trois informaticiens
et je me marie (enfin) dans un mois avec Charles,
professeur de philosophie. Un bébé est en route. J’ai
maintenant des projets. »
Valentine,
informaticienne
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