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Les éditos
dans Signes & sens magazine ? Un petit coup de gueule de temps en temps, des phrases incisives qui accompagnent nos bons élans revanchards assoupis, des propos sages qui donnent envie de méditer, une réflexion saine et préventive sur la réalité… Les éditos dans Signes & sens magazine, c’est tout cela à la fois. Ces véritables bulletins d'humeur nous font du bien car ils disent souvent tout haut ce que nous pensons tout bas, ouvrant toujours – et quoi qu’il en soit – la voie sur le respect de l’individu et de son environnement.
La face cachée de l’échec scolaire Sigmund Freud a insisté sur la névrose d’échec
comme relevant du déni inconscient de
se réaliser. Ainsi l’échec scolaire est-il à
aborder tel un signe qui a du sens. En psychanalyse,
on entend le malaise mais on ne
s’en occupe pas explicitement. À l’inverse, il
n’y a qu’à regarder l’angoisse générée par
l’institution scolaire qui tente de lutter à
coups d’orthophonie, de psychomotricité et
autres outils qui renforcent, dans la plupart
des cas, les résistances. S’il n’est pas question
ici de dénigrer tout le travail de ces professionnels
qui, dans le contexte ambiant, ont
bien sûr toute leur place, il faut toutefois
avoir et garder un regard analytique. Ainsi, la
méthode freudienne parle d’une période de
latence pendant laquelle le sujet, momentanément
sorti de ses conflits oedipiens, va
pouvoir mobiliser et diriger sa libido vers des
buts sociaux, dont l’apprentissage scolaire. Il
est évident que, si pour une raison ou pour
une autre, le stade de latence se passe mal,
aucune technique cognitive n’aura la moindre
chance d’engendrer un quelconque succès
et cela indépendamment de la compétence du
praticien. Accepter l’échec comme relevant d’un processus inconscient plus normal qu’il
n’y paraît, c’est lui ôter sa consistance pathologique, donc sa réalité
traumatisante.
L’échec scolaire existe
en tant qu’il est
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