L'une des définitions de l'intelligence fait intervenir la rapidité de la pensée. De fait, la plupart des tests d'intelligence imposent une limite de temps pour leur exécution et, si cette limite de temps n'est pas respectée, le test n'est pas valide. L'aptitude à réfléchir rapidement et en situation de pression est une qualité appréciable dans bien des situations.
La rapidité d'esprit est l'aptitude à penser et à réagir instinctivement dans certaines situations. En psychologie, le terme « test de rapidité » s'applique d'une manière générale à tout exercice destiné à mesurer une aptitude, en déterminant le nombre de questions auxquelles on peut effectivement répondre en un temps donné. Selon cette définition, la plupart des tests de quotient intellectuel (QI) sont des tests de rapidité. À l'opposé, le test de capacité mesure une aptitude en se fondant sur le degré de difficulté de la question, sans qu'il y ait pression du temps sur la personne testée.
Par définition, tout test qui vise à mesurer l'intelligence est un test de quotient intellectuel (QI). Il s'agit généralement de séries progressives d'exercices dont chacun a été normé par rapport à des éléments représentatifs de la population. Cette procédure situe le QI moyen à 100. Les tests de QI font partie de ce que l'on appelle plus généralement les tests psychologiques. Le contenu de ces tests peut concerner presque tous les aspects de la personnalité intellectuelle ou émotionnelle, de nos sentiments, de nos attitudes, de notre intelligence. On admet généralement que le QI d'une personne est une caractéristique de nature héréditaire et change très peu au cours de la vie adulte. L'âge mental suit en effet un développement constant jusque vers l'âge de treize ans, après quoi ce développement tend à se ralentir : on ne constate plus ou presque d'amélioration après l'âge de dix-huit ans. Pour mesurer le QI d'un enfant, on a recours à un test d'intelligence qui a été normé, c'est-à-dire que l'on a établi un score moyen pour chaque tranche d'âge. Un enfant de dix ans ayant obtenu les résultats attendus d'un enfant de douze ans verra donc son QI calculé comme suit :
Âge mental (12) x 100 = QI de 120
Âge réel (10)
Cette méthode, toutefois, ne s'applique pas aux adultes. Ceux-ci doivent être confrontés à un test de QI dont le score moyen est 100. Selon les résultats obtenus, leur quotient pourra se situer au-dessus ou en-dessous de cette norme.
En 1916, le psychologue américain Lewis Terman adapta l'échelle de Binet-Simon de manière à établir des normes de comparaison pour les enfants américains de trois ans jusqu'à l'âge adulte. Terman inventa le terme quotient intellectuel ; il mit au point le test d'intelligence dit de Stanford-Binet pour la mesure du QI, après être entré à la faculté de l'université de Stanford en qualité de professeur d'éducation. De nombreuses fois révisé, le test de Stanford-Binet est aujourd'hui l'un des plus largement utilisés de tous les tests d'intelligence existant dans le monde.
Bien que l'on admette généralement la nature héréditaire du QI et sa constance tout au long de la vie, il est possible d'améliorer notre performance aux tests en pratiquant régulièrement les différentes formes d'exercices et de questions susceptibles d'être rencontrées.
Les test de QI sont conçus et utilisés en partant de l'hypothèse que le sujet n'a aucune connaissance de la méthode elle-même et n'en a que très peu sur le principe des questions au cœur de ces tests. Il s'ensuit que si vous en savez plus sur cette forme d'évaluation et sur la manière d'aborder les différentes questions, vous pouvez augmenter votre résultat global.
Ces 25 ou 30 dernières années, la pratique des tests de QI s'est répandue dans le commerce et l'industrie. En effet, les employeurs veulent s'assurer dès le départ qu'ils mettent la bonne personne à la bonne place. L'une des principales raisons à cela est le coût élevé des erreurs dans notre monde actuel de budgets serrés et de faibles marges bénéficiaires. Pour recruter un nouveau membre d'une équipe, l'employeur doit passer une annonce, étudier chaque candidature, réduire la liste des candidats, conduire des entretiens et, enfin, former le candidat retenu. S'il se trompe dans son choix, alors il faudra recommencer l'ensemble de cette procédure coûteuse en temps et en argent. Les employeurs se servent aussi de tests pour déterminer le meilleur emploi d'une personne donnée au sein d'une organisation. Ces tests aident l'employeur et le salarié à faire le point en termes de forces et de faiblesses, ce qui permet de trouver le poste auquel la personne est le mieux adaptée et aussi de repérer des candidats pour une possible promotion. Les tests de QI sont conçus pour donner une évaluation objective des capacités du candidat dans un certain nombre de disciplines : la compréhension de l'expression verbale, la compréhension numérique, la capacité de raisonnement logique et spatial ou graphique... À la différence des tests de personnalité, qui sont utilisés en conjonction avec eux par les employeurs, ils sont notés et peuvent définir un point limite au-dessus duquel on passe et en-dessous duquel on échoue.
L'usage des tests étant très répandu chez les employeurs, le fait d'améliorer de quelques précieux points votre note de QI peut faire la différence entre la réussite et l'échec, lors d'un entretien professionnel comprenant ce genre d'épreuve. En outre, la pratique d'exercices apporte au cerveau l'entraînement dont il a besoin. En dépit de l'énorme capacité du cerveau humain, nous n'utilisons en moyenne que 2 % de son potentiel. Il nous est, par conséquent, possible d'accroître considérablement notre performance cérébrale et la pratique des tests est l'une des méthodes privilégiées pour y parvenir.
Philip Carter et Ken Russel*
Pour en savoir plus, lire :
- « QI, gym du cerveau 2 », « Increase your brainpower », Éditions Eyrolles/Wiley.